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Localisation du Sanctuaire Notre-Dame de Kibeho

 

 

 

Comme tant d’autres Sanctuaires, le Sanctuaire Notre-Dame de Kibeho a son histoire propre, ses symboles, son iconographie et les lieux qui lui sont particuliers. Il se trouve dans une localité de Kibeho au sud du Rwanda, dans le Diocèse de Gikongoro dirigé par S.E. Mgr Augustin Misago, dans le territoire de la Paroisse de Kibeho.

 

 

Kibeho


Kibeho est une localité située au sud du pays, dans l’actuel district administratif de Nyaruguru, à 36 km de l’évêché de Gikongoro et à 30 km de l’évêché de Butare. Ce lieu retiré, fait parler beaucoup de lui comme un lieu d’apparitions et de pèlerinages. Tout a commencé dans la journée du 28 Novembre 1981 lorsqu’une jeune élève du collège de Kibeho, du nom d’Alphonsine Mumureke, prétendait voir une Dame d’une beauté incomparable qui s’est présentée sous le vocable de « Nyina wa Jambo », c’est-à-dire « Mère du Verbe », aussitôt reconnue par la présumée voyante comme la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Jésus, notre Sauveur.

 

Cependant, que la Vierge Marie soit venue à Kibeho, au cœur de l’Afrique, ce n’est pas parce que Kibeho en serait plus digne que d’autres lieux ; c’est plutôt parce que notre Mère Céleste, dans sa miséricorde et sa tendresse maternelle pour tous ses enfants, se manifeste là où elle veut, à qui elle veut, comme elle veut et quand elle veut. Ainsi disait-Elle aux voyantes en répondant aux questions de ce genre. Lorsque donc les temps furent accomplis, conformément aux dispositions de la providence divine, la Vierge Marie a choisi Kibeho pour y apparaître et délivrer un message important et urgent destiné au monde entier.

 

Aujourd’hui Kibeho est devenue un lieu où les pèlerins peuvent travailler à la conversion de leurs cœurs, et se restaurer aux eaux salvifiques des sacrements de la Réconciliation et de l’Eucharistie. Ce Sanctuaire marial est appelé à être un lieu privilégié pour la nouvelle évangélisation de l’Afrique.

 

 

Pour comprendre les apparitions de la Vierge Marie à Kibeho qui ont eu lieu entre 1981-1989, il est d’une grande importance de saisir le contexte géographique, historique, culturel et ecclésial dans lequel elles se sont déroulées. Le développement suivant nous donne quelques informations à propos dudit contexte.

 

 

 

Rwanda

 

La République du Rwanda située au centre de l’Afrique se trouve à 1.200 km à vol d’oiseau de l’Océan Indien et à 2.000 km de l’Océan Atlantique. Selon les données officielles du gouvernement  elle s’étend sur une superficie de 26.340 km² avec une densité démographique très forte, la population atteignant les 9.3 million habitants d’après les données officielles de 2007. Le Rwanda est un pays montagneux dont la végétation est relativement luxuriante et variée. Tout au long de l’année, le beau et grand soleil des tropiques, est fortement tempéré dans ses ardeurs par l’altitude et des vents variés. Le climat général est agréable. La pluie est assez importante : ainsi  pendant la saison pluvieuse, (mars - mai, septembre - mi décembre) on peut atteindre la moyenne de 110 à 200 mm par mois. Quant à la température, la moyenne se situe entre 24.6-27.6 C°.

 

Le pays est réparti en 5 grandes entités administratives : la Province du Nord, la Province du Sud, la Province de l’Est, la Province de l’Ouest et la Ville de Kigali. Le Nord-Ouest est la zone des Birunga, montagnes volcaniques dont les plus hauts sommets atteignent 4.500 mètres. C’est une région généralement agricole et de pêche. A la frontière de la République Démocratique du Congo, le magnifique lac Kivu, rend très agréable toute la zone. D’autres régions ont un relief relativement accidenté où alternent prairies, collines, lacs et marécages.

 

En plus de cela,  il y a au Rwanda le Parc National des Volcans, le Parc National de l’Akagera et le Parc National de Nyungwe, voisin de Kibeho, qui sont à juste titre la fierté du peuple rwandais. C’est au prix d’immenses efforts que le peuple rwandais sauvegarde jalousement ce milieu naturel.

 

La langue parlée au Rwanda et par tous les rwandais est le « Kinyarwanda ». En effet, le Rwanda fait partie des rares pays africains qui n’ont qu’une seule langue locale que ses habitants ont en commun. Par ailleurs, au Rwanda on parle aussi d’autres langues étrangères dont le Swahili, l’Anglais et le Français. Ces deux dernières font partie des langues officielles du pays au même titre que le Kinyarwanda.

 

La surpopulation est l’un des problèmes majeurs que les autorités s’appliquent à résoudre. Cependant, les petites propriétés se morcellent progressivement. Certes, il est indéniable que jusqu’aujourd’hui le Rwanda compte parmi les pays africains qui ont  enregistré un grand succès au niveau du développement et de l’économie nationale. Mais cela n’empêche pas qu’il soit encore compté parmi les pays les plus pauvres de la planète.

 

Le pays survit en majorité par l’agriculture et l’élevage. La grande partie des habitants du Rwanda sont agro-éleveurs. Il s’ensuit alors que la presque totalité des terres soit cultivée. Généralement la superficie moyenne d’une exploitation est inférieure à un hectare.

 

Ces derniers temps, il y a de plus en plus l’inquiétude que le Rwanda ne se transforme en un petit désert à cause de la mauvaise gestion de l’environnement. A titre d’exemple, il a été constaté que la consommation actuelle du bois de chauffage met en péril les quelques km² de forêts qui restent au Rwanda. Pour cette raison les autorités réagissent énergiquement en interdisant une exploitation désordonnée des domaines forestiers et en exigeant un reboisement systématique.

 

Malgré la bonne volonté politique et les efforts que les autorités civiles fournissent pour que les gens puissent habiter dans les agglomérations communément appelé «imidugudu», le Rwanda est encore l’un des pays de la planète où les habitants  sont très dispersés dans les campagnes. Généralement, l’habitation d’une famille rwandaise ordinaire est entourée d’un enclos «urugo». C’est au sein de celui-ci que se vivent et se gardent vivantes les valeurs familiales et  culturelles.

 

L’histoire de la société rwandaise a été fortement marquée  par la colonisation allemande (1894-1918) puis belge (1919-1961), et par le génocide de 1994. Ce génocide fut l’un des quatre génocides du XXe siècle reconnus par les institutions internationales. Actuellement le Rwanda est en train de reconstruire l’unité et la paix.

 

La religion traditionnelle rwandaise est la croyance en un Dieu unique, Imana, sensible à la condition du peuple. L’histoire du christianisme au Rwanda commence avec la première implantation missionnaire à Save le 2 février 1900, réalisée par la Société des Missionnaires d’Afrique (Pères Blancs). Au cours des années, l’Eglise catholique dans ce pays a eu un si grand développement qu’il a souvent été évoqué sous le vocable de tornade de l’Esprit. La présence des chrétiens est une réalité importante à travers le pays. L’Eglise Catholique en particulier y conserve une position toujours prépondérante: par le nombre de ses fidèles, de ses prêtres, et catéchistes bien formés, par la quantité de ses œuvres sociales et par la complexité de ses structures. Au début du XXI siècle parmi la population du Rwanda 49% étaient catholiques, 26% protestants, 11% adventistes, 5% musulmans, le groupe des « sans religion » augmente de jour en jour, et le reste suit la religion traditionnelle. L’Eglise Catholique comporte  9 diocèses et 161 paroisses. Au service du peuple de Dieu sont engagés plus de 500 prêtres, 1.100 sœurs et un grand nombre de catéchistes laïcs. C’est dans ce contexte culturel et ecclésial que se situent et se comprennent les apparitions de la Vierge Marie à Kibeho qui ont eu lieu en 1981.

 

 

 

 

 

Diocèse de Gikongoro

 

Le Diocèse de Gikongoro est l’une des entités ecclésiastiques de l’Eglise du Rwanda. Cependant, il détient le privilège d’être l’unique diocèse, de toute l’Afrique subsaharienne, où se trouve le lieu des apparitions mariales officiellement reconnues.

 

Le Diocèse de Gikongoro fut crée le 30 mars 1992, par division du diocèse de Butare.  Son premier évêque, Mgr Augustin Misago, fut ordonné le 28 juin 1992. Ce diocèse constitue une portion de l’Eglise Catholique universelle. Il adhère aussi à la  Conférence des Evêques Catholiques du Rwanda, dont le siège est établi à Kigali.

 

Le Diocèse de Gikongoro exerce son activité sur le territoire des districts de Nyamagabe, Nyaruguru, Nyanza et Huye dans la province du Sud. Il a une superficie de 2.057 kms² et comprend une partie de la forêt naturelle de Nyungwe. Il est limité au sud par le Diocèse de Bubanza (en République du Burundi), à l’est et nord-est par celui de Butare, au sud ouest par celui de Cyangugu, au nord ouest par celui de Nyundo, et au nord par celui de Kabgayi.

 

Du point de vue géographique le Diocèse de Gikongoro est une région montagneuse, avec un relief fort accidenté. L’altitude moyenne se situe entre 1.800 et 2.000 mètres. Les distances entre les paroisses sont allongées par le fait qu’on doit se déplacer en faisant de grands détours. En tout cas, il existe de sérieux problèmes de communication : les routes sont souvent impraticables en saison des pluies, et  même en saison sèche elles restent mal entretenues. Or, sans de bonnes routes ni ponts, il est toujours très difficile de faire avancer le développement d’un pays ou d’une région.

 

 

De grandes rivières, bien connues dans le pays, arrosent le territoire du Diocèse de Gikongoro en prenant leur source (Source de Nil) dans la forêt naturelle de Nyungwe et alimentent  les fleuves Nyabarongo et Akagera. Ce sont les rivières Akanyaru, Giswi, Mwogo, Rukarara, et Mbirurume.

 

Cependant, malgré l’abondance des eaux de ses rivières et ruisseaux, le Diocèse de Gikongoro se situe toujours dans une région peu fertile à cause de la mauvaise qualité du sol (terre trop acide). Cette région est reconnue par tous comme l’une des zones les plus pauvres du pays, exposée à des disettes chroniques. De nos jours, malgré certaines initiatives de bienfaiteurs, la paupérisation des populations de Gikongoro ne cesse d’augmenter à vue d’œil.

 

Le Diocèse de Gikongoro compte aujourd’hui 12 paroisses desservies par 31 prêtres de diverses nationalités. Le Diocèse s’appuie sur un clergé peu nombreux mais assez diversifié.

 

Le Diocèse de Gikongoro héberge au moins une quinzaine de congrégations religieuses qui lui rendent de nombreux services, surtout en matière de pastorale sociale.

 

 

 

 

Evêque S.E. Mgr Augustin Misago

 

 


Avant de devenir évêque de Gikongoro, Monseigneur Augustin Misago était prêtre du diocèse de Byumba au Rwanda. Il est né à Ruvune en 1943. Entré au Grand Séminaire de Nyakibanda en 1965, il fut ordonné prêtre le 25 juillet 1971. Après trois ans de ministère, il fut envoyé à Rome pour un doctorat en théologie et sciences patristiques, qu’il obtint en 1979 à l’institut Patristique ‘Augustinianum’.

 

A partir de 1980, il futprofesseur au Grand Séminaire interdiocésain de Nyakibanda ; et il a été nommé membre de la Commission Théologique pour les apparitions de Kibeho le 14 mai 1982. A cette époque il fut en même temps membre de plusieurs commissions au sein de la Conférence Episcopale du Rwanda. A partir de février 1985, il fut nommé Recteur du Grand Séminaire de Nyakibanda, jusqu'à son élection comme premier évêque de Gikongoro. Ordonné évêque le 28 juin 1992. A ces jours il est toujours l’Evêque du diocèse de Gikongoro, et donc aussi l’Ordinaire du lieu des apparitions à Kibeho.

 

 

 

 

 

 

 

Paroisse de Kibeho

 


Kibeho était l'une des paroisses du Diocèse de Butare jusqu'en 1992. Lorsque fut érigé le Diocèse de Gikongoro, la Paroisse fut détachée de Butare et rattachée au nouveau diocèse. Cette paroisse était caractérisée par la grande ferveur de ses chrétiens. En effet, fondée en 1934 et dédiée à « Marie Mère de Dieu », elle donna à l'Eglise du Rwanda un nombre exceptionnellement grand de prêtres et de personnes consacrées. De ses fils, beaucoup devinrent prêtres diocésains ou religieux dans diverses congrégations ou ordres religieux.

 

 

Tandis qu'un nombre impressionnant de ses filles embrassèrent la vie religieuse dans différentes familles religieuses. A l’époque des apparitions, cette paroisse était dotée de structures pastorales : une équipe de prêtres chargés de toute la pastorale paroissiale et une communauté de Religieuses s'occupant de l'instruction des enfants en primaire et une école secondaire pour filles, parmi lesquelles 3 d'entre elles furent favorisées par ces apparitions.

 

 

La paroisse de Kibeho a servi de cadre de référence pour les apparitions et pour des pèlerinages encore occasionnels durant ces dernières années. Elle fait partie désormais de l’aire du  Sanctuaire. Le curé de la paroisse de Kibeho est en même temps le responsable du doyenné du même nom (4 paroisses actuellement). Le diocèse est en train d’améliorer les infrastructures et services de cette paroisse.

 

 


 

 

Le Diocèse de Gikongoro est l’une des entités ecclésiastiques de l’Eglise du Rwanda. Cependant, il détient le privilège d’être l’unique diocèse, de toute l’Afrique subsaharienne, où se trouve le lieu des apparitions mariales officiellement reconnues.

 

Le Diocèse de Gikongoro fut crée le 30 mars 1992, par division du diocèse de Butare.  Son premier évêque, Mgr Augustin Misago, fut ordonné le 28 juin 1992. Ce diocèse constitue une portion de l’Eglise Catholique universelle. Il adhère aussi à la  Conférence des Evêques Catholiques du Rwanda, dont le siège est établi à Kigali.

 

Le Diocèse de Gikongoro exerce son activité sur le territoire des districts de Nyamagabe, Nyaruguru, Nyanza et Huye dans la province du Sud. Il a une superficie de 2.057 kms² et comprend une partie de la forêt naturelle de Nyungwe. Il est limité au sud par le Diocèse de Bubanza (en République du Burundi), à l’est et nord-est par celui de Butare, au sud ouest par celui de Cyangugu, au nord ouest par celui de Nyundo, et au nord par celui de Kabgayi.

 

Du point de vue géographique le Diocèse de Gikongoro est une région montagneuse, avec un relief fort accidenté. L’altitude moyenne se situe entre 1.800 et 2.000 mètres. Les distances entre les paroisses sont allongées par le fait qu’on doit se déplacer en faisant de grands détours. En tout cas, il existe de sérieux problèmes de communication : les routes sont souvent impraticables en saison des pluies, et  même en saison sèche elles restent mal entretenues. Or, sans de bonnes routes ni ponts, il est toujours très difficile de faire avancer le développement d’un pays ou d’une région.

 

De grandes rivières, bien connues dans le pays, arrosent le territoire du Diocèse de Gikongoro en prenant leur source (Source de Nil) dans la forêt naturelle de Nyungwe et alimentent  les fleuves Nyabarongo et Akagera. Ce sont les rivières Akanyaru, Giswi, Mwogo, Rukarara, et Mbirurume.

 

Cependant, malgré l’abondance des eaux de ses rivières et ruisseaux, le Diocèse de Gikongoro se situe toujours dans une région peu fertile à cause de la mauvaise qualité du sol (terre trop acide). Cette région est reconnue par tous comme l’une des zones les plus pauvres du pays, exposée à des disettes chroniques. De nos jours, malgré certaines initiatives de bienfaiteurs, la paupérisation des populations de Gikongoro ne cesse d’augmenter à vue d’œil.

 

Le Diocèse de Gikongoro compte aujourd’hui 12 paroisses desservies par 31 prêtres de diverses nationalités. Le Diocèse s’appuie sur un clergé peu nombreux mais assez diversifié.

 

Le Diocèse de Gikongoro héberge au moins une quinzaine de congrégations religieuses qui lui rendent de nombreux services, surtout en matière de pastorale sociale.