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Lieux du culte au Sanctuaire Notre-Dame de Kibeho

 

 

 

Chapelle des apparitions

 

A Kibeho il y a une chapelle dite des apparitions. En effet, le 20/11/1993, soit un an après la pose de la première pierre pour le sanctuaire de Kibeho, l’évêque a béni et inauguré une chapelle provisoire, aménagée par le diocèse dans un des dortoirs des élèves de l’école, surnommée le « dortoir des apparitions ». Depuis 2007 ce lieu a été transformé et désormais érigée en « Chapelle des Apparitions ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Place des apparitions

 

 

La toute première apparition s’est déroulée au réfectoire des élèves du collège ; par la suite, elles  se passaient au dortoir. A partir du 16 janvier 1982, les apparitions publiques se déroulaient en dehors du dortoir, dans la cour. Un peu après, à cause des foules qui devenaient de plus en plus nombreuses, des problèmes de sécurité n’ont pas tardé à se poser. Malgré l’initiative de l’ORINFOR (Office Rwandais d’information), qui consistait à installer des haut-parleurs puissants sur les lieux d’apparition afin que tout le monde puisse suivre sans problème la ‘conversation’ engagée entre les voyantes et le personnage invisible, des bousculades survenaient ici et là.

 

C’est justement dans le but de résoudre ce problème et de faire régner plus de calme que certaines personnes bénévoles se sont organisées pour construire un podium dans la cour du collège, avec l’accord et même avec le concours de l’Evêque de Butare, Mgr Jean Baptiste Gahamanyi. Entouré d’une clôture métallique, ce podium est entré en service à partir du 15 août 1982.

 

Vu que ce podium était construit en bois, il a vieilli avec le temps et il a actuellement complètement disparu. Cependant au lieu même où il était placé se trouve aujourd’hui une statue de la Vierge de Kibeho entourée d’un champ de fleurs ; c’est un endroit pour le recueillement, avec quelques 100 places assises. C’est cela que nous appelons Place des Apparitions.

 

 

 

 

 

Statue de Notre-Dame de Kibeho

 


A l’époque des apparitions, les commissions d’étude n’ont pas négligé de poser des questions à chacun des voyants présumés sur l’identité du personnage céleste qu’ils prétendaient voir : Qui t’apparaît ? Comment vient ou repart-il ? A quoi ressemble-t-il ? Comment se comporte-t-il ? Comment se tient-il ? Comment parle-t-il ? Fait-il des gestes ? Comment se déplace-t-il ? Comment se présente le « monde » des rencontres ? Bref, à la demande des membres des commissions, chaque voyant essayait de faire une description de l’Apparition, mais avec beaucoup de peine.

 

 

 

 

 

 

Le travail des artistes


A la suite de sa Déclaration du 29/06/2001, Mgr Augustin Misago a lancé en septembre 2001 un premier concours d’artistes appelés à réaliser un modèle de statue de Notre-Dame de Kibeho suivant les renseignements fournis par les voyantes reconnues. A cet effet, l’évêque disponibilisa une note intitulé « Apparitions de Kibeho : un portrait de la Vierge Marie », élaborée à partir des rapports des commissions d’étude. Après quelques essais, l’équipe des artistes n’a malheureusement pas pu réaliser un modèle satisfaisant. Nathalie n’a pas caché sa déception et ses protestations.

 

Une année plus tard, le 22 octobre 2002, un autre concours fut organisé. La réalisation du projet était proposé à trois groupes d’artistes, à savoir : a) Jean Marie Vianney Kabakera et Jean d’Amour Tuyisenge (de Kabgayi) ; b) Jean Pierre Sibomana et Faustin Kayitana (de Ruhengeri) ; c) Emmanuel Hakizimana (de Kigali). Tous étaient des anciens élèves de l’Ecole d’Arts de Nyundo ; l’un ou l’autre aurait même été enseignant à cette école.

 

Pendant plusieurs semaines, ces artistes se sont employés à produire 3 modèles de statue de Notre-Dame de Kibeho en argile cuite, mesurant environ 60 cm. Ils pouvaient consulter à tout moment Nathalie Mukamazimpaka, la seule voyante se trouvant sur place, Alphonsine résidait à Abidjan (Côte d’Ivoire), tandis que Marie Claire n’était plus en vie.

 

A la demande de l’évêque de Gikongoro, le Père Leszek Czelusniak , de la Congrégation des Pères Mariens de l’Immaculée Conception, accepta d’assurer la coordination des groupes d’artistes. Bien entendu, la tâche n’était pas du tout facile pour eux, car ils n’avaient pas liberté pour faire ce qu’ils voulaient, ils devaient suivre les indications de Nathalie. Pourtant les voyantes elles-mêmes n’ont jamais caché leur grand embarras à trouver le langage adéquat pour pouvoir donner une description du personnage céleste qui leur est apparu.

Le 11 janvier 2003, un jury a été constitué, composé d’experts assez familiers de l’art religieux : il devait apprécier en définitive le meilleur modèle. Les membres de jury étaient : Mr. Jean Baptiste Sebukangaga, un sculpteur professionnel de Butare bien connu ; le Père Paul Bourgois, M. Afr, ancien membre de la Commission pour les apparitions de Kibeho ; Mlle Maria Utler, photographe de l’évêché de Butare ; Sœur Césaria de la Congrégation des Petites Sœurs de Jésus de Rango, une religieuse qui produit des statues en argile ; Mgr Jean Marie Vianney Gahizi, professeur de philosophie au Grand Séminaire de Kabgayi, dessinateur ; l’Abbé Joseph-Emmanuel Kageruka, chancelier du diocèse de Kabgayi, dessinateur ; et le père Leszek Czelusniak, de la congrégation des Pères Mariens, photographe, peintre et promoteur de la piété mariale. Nathalie Mukamazimpaka, l’une des trois voyantes de Kibeho présente dans le pays, a été associée à tout le processus, mais avec voix consultative. De même qu’un Groupe de Réflexion pour le Sanctuaire de Kibeho mis en place le 21 novembre 2002.

 

Le jury, présidé par l’Ordinaire du lieu, se réunit pour la première fois le 08 février 2003 à l’évêché de Gikongoro. Après un long débat auquel la voyante Nathalie a été associée, le jury choisit la meilleure statue parmi trois modèles présentés, à retravailler encore de façon sérieuse.

 

C’est le groupe d’artistes de Ruhengeri (Jean Pierre Sibomana et Faustin Kayitana) qui a gagné le concours. Il se remit donc au travail pour améliorer la statue en tenant compte des remarques exprimées par le jury d’une part et par la voyante Nathalie d’autre part. Après un mois de travail, ils ont présenté un nouveau modèle de la Vierge de Kibeho. De nouveau, le jury fit plusieurs remarques ; il fallait bien améliorer encore, notamment le symbolisme des fleurs.

 

Entre-temps, en mai 2003, le père Leszek, à la base de ce modèle, prit l’initiative de faire une commande à Rome d’une reproduction en bois coloré. Aux mois de juin et juillet 2003, l’artiste de Ruhengeri, Faustin Kayitana, a fait une nouvelle statue en argile, à la lumière des deux modèles déjà existants. Surtout, il a beaucoup travaillé le motif des fleurs et les proportions du corps. Le modèle fut présenté de nouveau au jury à Kibeho le 07 août 2003 pour approbation. Le jury présidé par l’Ordinaire du lieu, l’a adopté définitivement malgré des imperfections qui persistaient visiblement : aucune statue de la Sainte Vierge ne peut prétendre être un portrait fidèle de sa personne. Il s’agit donc simplement d’un symbole conventionnel. Il fut décidé aussi de faire sculpter en Europe la même statue en bois spécial et coloré, ayant la taille de 1,20 m, dans un atelier mieux outillé. Ce travail de reproduction et de fignolage a été confié à un artiste polonais, Marek Kowalski, professeur des Beaux Arts à Varsovie. Celui-ci a commencé la sculpture au mois de septembre 2003 pour l’achever le 21 novembre 2003. La statue est revenue d’urgence au Rwanda par avion, car une semaine plus tard, le 28 novembre 2003, avait lieu la  bénédiction et l’intronisation de cette statue au Sanctuaire de Kibeho.

 

 

 

 

Quelques caractéristiques de la statue


Selon la Note de l’Evêque citée plus haut, « Apparitions de Kibeho, un portrait de la Vierge Marie », le lieu des rencontres est décrit par les voyantes comme très beau et paradisiaque. La Vierge se tient debout, mais semblant ne s’appuyer sur rien : elle semble flotter ! Après un certain temps cependant, chacune des voyantes commencera à la voir au milieu d’un champ de fleurs de différentes sortes, et d’inégale qualité que la Vierge demande d’arroser avec de l’eau. Avec le temps, les voyantes et le public des pèlerins ont fini par se rendre compte que les fleurs, en trois catégories différentes, symbolisaient finalement les hommes, notamment les foules de Kibeho, telles qu’elles sont devant Dieu en général et face au message de Kibeho donné par la Vierge. Plus les « champs des fleurs » s’élargissent, plus on peut en déduire que le mouvement des « conversions » s’accélère également, jusqu’à devenir comme un grand champ. Pour cette raison, les fleurs au milieu desquelles Marie flotte constituent un des signes distinctifs de la statue de la Vierge de Kibeho.

 

La Sainte Vierge est apparue sous l’aspect d’une Dame incomparable, très belle et envoûtante. Pour ce qui est de la couleur de la peau, elle n’est ni blanche ni noire ni mulâtresse non plus ; c’est entre les deux. D’ailleurs, on ne peut voir que le visage et les mains, tandis que le reste du corps est caché par ses vêtements. Pour Nathalie, la Vierge est habillée en deux couleurs : une robe blanche, et un grand voile bleu ciel qui prend la forme d’un manteau ou chape descendant en arrière jusqu’aux pieds. D’ordinaire, les pieds et les orteils sont invisibles à cause de la robe et du voile qui les couvrent. La Vierge se tient habituellement les mains jointes sur la poitrine en direction du menton ; la tête légèrement penchée, comme une maman qui regarde avec tendresse son enfant debout devant elle. Nathalie dit l’avoir vue aussi les bras ouverts et les mains tendues vers la terre. Dans la sculpture de la statue, on a opté pour la position immobile avec les mains jointes.

 

La voyante Marie Claire Mukangango dit avoir reçu des révélations sur le Chapelet des Sept Douleurs de la Vierge Marie. La Vierge aime ce chapelet. Connu autrefois, celui-ci était tombé dans l’oubli. Notre-Dame de Kibeho désire qu’il soit remis en honneur et répandu dans l’Eglise. Pour cette raison, la Vierge de Kibeho porte ce chapelet, suspendu sur les mains jointes.

 

La journée du 28 novembre 2003, vingt-deuxième anniversaire de l’apparition de la Vierge Marie à Kibeho, fut plus particulièrement marquée par la bénédiction et l’intronisation d’un modèle de statue de Notre-Dame de Kibeho. Bien entendu, cette statue n’est point une photographie de la Vierge « Nyina wa Jambo », comme on l’aurait souhaité ; il s’agit simplement d’une œuvre d’art faite par des mains d’homme. Il n’y a pas de vie ni de puissance divine en elle. C’est seulement un symbole qui doit inciter nos cœurs à s’élever vers les réalités célestes et à contempler Celle  à qui ce symbole nous renvoie.

 

Dans son homélie de circonstance, Mgr Augustin Misago rappelle ce qui suit : « Selon les enseignements toujours actuels du Concile de Trente, surtout dans sa session de l’an 1563, l’Eglise recommande aux chrétiens de posséder et d’honorer, dans les églises et dans les familles, des statues et des images de notre Seigneur Jésus Christ, celles de la Vierge Marie et des saints. Selon le même Concile, si nous vénérons ces images, ce n’est pas parce qu’elles portent en elles une puissance divine qui nous porterait à leur offrir des sacrifices et des prières comme le faisaient les païens envers leurs idoles (Ps 135, 18). En réalité, nous vénérons en elles ceux qu’elles représentent, c’est-à-dire, Jésus Christ ou les saints. Cet enseignement doit être donné sans cesse aux chrétiens pour qu’ils ne tombent pas dans le piège de l’idolâtrie.»

 

Kibeho avec son message, avec son sanctuaire, et avec sa statue de Notre-Dame Mère du Verbe est entré désormais dans l’histoire de l’Eglise. Et maintenant, chaque jour, nous allons écrire une nouvelle page des merveilles de Dieu en l’honneur de Marie Mère du Verbe, dans ce lieu choisi par Elle pour toujours.

 

 

 

Eglise Notre Dame des Douleurs

 

 

Parmi les éléments de ce message il y a notamment la demande faite par la Vierge « Nyina wa Jambo » de lui construire une chapelle à Kibeho en souvenir de son apparition en ce lieu béni. A ce propos, l’Evêque du lieu, dans sa Déclaration du 29 juin 2001 reconnaissant les apparitions, s’exprimait en ces termes :

 

« Dans le message de Kibeho, il est question, entre autres aspects, des paroles attribuées à la Vierge Marie, qui voudrait qu’on construise un sanctuaire à Kibeho en son honneur et en souvenir de son apparition là-bas. Ce message, reçu par Alphonsine pour la première fois lors de l’apparition du 16 janvier 1982, a été répété à plusieurs reprises durant cette année-là. Ce message fut donné par la Vierge non pas de sa propre initiative mais comme réponse à une demande qui lui était adressée par la voyante.

 

On doit reconnaître aussi que dans les paroles attribuées à la Vierge par les voyantes, nulle part il n’a jamais été question de « Basilique », mais plutôt de chapelle (Bikira Mariya ngo arashaka shapeli). Le concept de « basilique » est un élément totalement étranger au vrai message de Kibeho. Aucune des trois voyantes reconnues n’a utilisé le mot. L’idée vient plutôt d’un ouvrage paru en février 1983 sur les apparitions de Kibeho et distribué gratuitement dans certains milieux.

 

Toujours à propos du message de la chapelle à construire sur le lieu des apparitions à Kibeho, l’examen des paroles attribuées à la Vierge Marie révèlent qu’en fin de compte celle-ci n’entend pas imposer à l’évêque dimensions, plans, dénominations ni modèles de décoration ; mais elle lui laisse plutôt assez de liberté pour ’agir suivant l’utilité pastorale des es fidèles. Du reste, même si la Vierge Marie n’avait pas demandé qu’on lui construise une chapelle, celle-ci s’imposerait d’elle-même du moment qu’au moins un culte public est reconnu sur les lieux ».

 


La pose de la première pierre eut lieu le 28 novembre 1992. Les travaux de construction furent interrompus par le génocide de 1994. Ils débutèrent officiellement le 12 janvier 2002. La bénédiction et l’inauguration officielle du Sanctuaire « Notre-Dame de Kibeho » eurent lieu le 31 mai 2003, à la fête de la Visitation. Les cérémonies liturgiques furent présidées par Son Eminence le Cardinal  Crescenzio Sepe, alors Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, sur invitation lancée par la Conférence Episcopale du Rwanda. Un grand événement longtemps attendu par bien des fidèles.

Ce nouvel édifice de culte porte le nom de « Eglise Notre-Dame des Douleurs ». Pourquoi cette appellation ? L’Ordinaire du lieu s’explique à ce sujet  dans son homélie prononcée à Kibeho le 15 septembre 1996. En voici le passage qui nous intéresse ici :

 

 

« Comme j’ai eu l’occasion de le dire en d’autres circonstances, j’ai choisi d’appeler le sanctuaire marial de Kibeho « Sanctuaire de Notre-Dame des Douleurs ». En effet, parmi les propos tenus à Kibeho par les voyantes et bien des faits observés pendant les apparitions, surtout à partir de janvier 1982, la plupart tournaient autour du thème de la souffrance et de la place de celle-ci dans la vie du chrétien. En particulier, à partir de Kibeho, fut communiqué à l’intention de tous un message relatif au Chapelet des sept Douleurs de la Vierge Marie. De plus, tout homme, quel qu’il soit, a été exhorté à faire pénitence et à se mortifier, à faire des renoncements et à supporter avec foi les épreuves dans le but d’expier pour les péchés du monde et de communier à la passion de Jésus dans l’œuvre de la rédemption des hommes. Tous ceux qui ont pu suivre de près l’évolution des apparitions de Kibeho, doivent avoir gardé en  mémoire les faits qui marquèrent par exemple la journée du 15 août 1982 (fête de l’Assomption) et les mois qui ont suivi : des larmes de la Vierge, des chutes des voyantes, des jeûnes, toute sorte d’épreuves, etc. A un autre niveau de considération, on ne saurait oublier qu’à Kibeho et dans bien d’autres régions du pays, beaucoup de gens ont été exterminés à cause de leur appartenance ethnique ou de leurs opinions politiques. On doit dire la même chose pour toute notre région des Grands Lacs. Il y eut un nombre important de personnes qui ont perdu la vie ou leurs droits. Beaucoup de gens ont beaucoup souffert ou souffrent encore maintenant ! Kibeho est un lieu qui devrait donc nous rappeler sans cesse la place de la croix de Jésus dans la vie du chrétien, voire même dans la vie de l’Eglise en général, car celle-ci aussi est invitée à suivre Jésus sur le chemin qui mène au Calvaire ».

 

Dans le livre de l’Apocalypse de st. Jean, il est souvent question du nombre sept, symbolisant la plénitude ou la multitude. Or, dans les apparitions de Kibeho, il a été également question des sept douleurs de la Vierge. Ce symbolisme du nombre sept est présent dans la structure même du sanctuaire marial de Kibeho : par exemple les fenêtres des deux façades, la grande rosace, les croix sur les murs évoquent ce symbolisme.

 

L’église Notre-Dame des Douleurs a une capacité de 800-1.000 places assises. Son exiguïté relative s’explique non seulement par le manque de fonds pour pouvoir construire un édifice plus grand, mais surtout par le manque d’espace : une question cruciale pour le futur développement du sanctuaire.En 2007, cette église a été réaménagée, certaines de ses parties avaient besoin d’une retouche.

 

 

 

Esplanade du sanctuaire

 

Depuis les débuts des apparitions jusqu’aujourd’hui, Kibeho a connu des foules plus ou moins nombreuses qui y accouraient. Pour les accueillir il fallait trouver une place assez ample. Au fil et à mesure que les foules augmentaient, l’esplanade du sanctuaire s’est élargie aussi bien en grandeur qu’en infrastructures. Aujourd’hui, l’aménagement terminé, l’esplanade du sanctuaire est capable de recevoir des foules allant jusqu’à60.000 pèlerins. Elle comporte aussi un podium pour les grandes célébrations, un jardin de recueillement, une avenue avec une statue de la Vierge Marie qui accueille les pèlerins et un petit parking pour les véhicules.

 

 

 

 

 

 

 

Calvaire et chemin de croix

 

Il est bien connu qu’à Kibeho le thème de la souffrance, de la croix, est l’un des plus importants dans l’histoire des apparitions de Kibeho. Surtout chez Nathalie Mukamazimpaka. Pour un chrétien, la souffrance, par ailleurs inévitable dans la vie d’ici–bas, est un chemin obligé pour parvenir à la gloire céleste. La Vierge a dit à ses voyantes, notamment à Nathalie le 15 mai 1982 : « Personne n’arrive au ciel sans souffrir ». Ou encore : « L’enfant de Marie ne se sépare pas de la souffrance ». Mais la souffrance est aussi un moyen d’expier pour le péché du monde et de participer aux souffrances de Jésus et de Marie pour le salut du monde. Les voyantes ont été invitées à vivre ce message d’une façon concrète, à accepter la souffrance dans la foi et dans la joie, à se mortifier (kwibabaza) et à renoncer aux plaisirs (kwigomwa) pour la conversion du monde. Kibeho est ainsi un rappel de la place de la croix dans la vie du chrétien et de l’Eglise. Ainsi à Kibeho nous trouvons une colline nommée « Calvaire » au long de laquelle on a aménagé en 2006 un Chemin de Croix qui se termine au sommet de la colline surmontée d’une grande croix.

 

 

 

Chemin du Rosaire

 

 

Parmi les éléments du message de Kibeho il y a la « Dévotion envers Marie ». Cette dévotion doit être concrétisée notamment par une récitation régulière et sincère du chapelet. Pour cette raison, à Kibeho en 2006, on a aménagé un Chemin du Rosaire qui permet aux pèlerins de mettre en pratique le message de la Vierge Marie.

 

 

 

 

Chemin du Chapelet des Sept Douleurs de la Vierge Marie

 

Vu que Notre-Dame de Kibeho désire que le Chapelet des Sept Douleurs soit remis en honneur et répandu dans l’Eglise, bien entendu sans supplanter le Saint Rosaire, les infrastructures du Sanctuaire « Notre-Dame de Kibeho » comportent un Chemin du Chapelet des Sept Douleurs de la Vierge Marie, aménagé en 2006. Ce dernier offre aux pèlerins la possibilité de concrétiser ce que la Mère du Verbe a demandé de faire : Prier le Chapelet des Sept Douleurs.

 

 

 

 

 

 


Chapelle de la réconciliation

 

Une des belles paroles de Mgr Augustin Misago, Ordinaire du lieu, démontre la raison d’être de la chapelle de la réconciliation à Kibeho :

« Remercions le Seigneur et la Vierge Marie de nous avoir donné ce lieu béni de Kibeho, où les pèlerins peuvent travailler à la conversion de leurs cœurs, et se restaurer aux eaux salvifiques des sacrements de la Réconciliation et de l’Eucharistie. Ce sanctuaire marial doit être un lieu privilégié pour la nouvelle évangélisation de l’Afrique. Je vous encourage donc à  y venir souvent et nombreux en pèlerinages bien préparés et accompagnés. (…) Prions ensemble Notre-Dame de Kibeho, Mère du Verbe, afin que la justice, le pardon, la réconciliation, la paix et la stabilité descendent toujours plus abondamment et restent à jamais au Rwanda et dans la Région des Grands Lacs. Amen ».

 

 

 

 

 

Chapelle du Saint Sacrement

(Projet a l’étude)


Il est important de noter que toute dévotion à la Vierge Marie doit aller de pair avec l’amour inconditionnel envers Jésus et notre prochain. En effet, Marie notre Mère nous apprend à aimer Jésus comme Elle-même l’aime. Ainsi Marie souhaite que nous puissions aimer Jésus chaque jour davantage, Lui qui est le Chemin, la Vérité et la Vie (Jn 14,6). Pour atteindre ce but, l’adoration du saint Sacrement est d’une grande importance pour les pèlerins.

 

 

 

Source

 

C’est le 2 mars 1982 que fut initiée pour la première fois la cérémonie de bénédiction de l’eau. Les voyantes ont bien spécifié que cette bénédiction était donnée par la Vierge Marie elle-même par l’entremise de ses voyantes. La bénédiction était donnée aux personnes et aux objets qu’elles avaient apportés à Kibeho à cette fin.

 

Selon les témoignages des personnes présentes et des écrits de cette époque, Kibeho avait alors un problème aigu de manque d’eau. C’est ainsi que, lorsque la Vierge Marie demanda à Alphonsine d’arroser « ses fleurs » le 16 janvier 1982, c’est-à-dire les personnes présentes, Alphonsine lui a répondu en ces termes : « Mère, même si chez nous à Kibeho il nous faut faire un long trajet à la recherche de l’eau, je ferai tout mon possible pour trouver de l’eau pour les arroser ».

 

 

Cependant, malgré ce problème de manque d’eau à Kibeho, la bénédiction de l’eau a été tout le temps faite. Et les « fleurs de Marie » ont été arrosées. Après Alphonsine, Nathalie aussi, notamment lors de l’apparition du 2 mars 1982, a inauguré la bénédiction de l’eau avec cependant de plus amples explications, telles que la protection contre les attaques des démons et leur refoulement.

 

 

Ces explications ont été fournies à la suite des problèmes qu’avait rencontrés Marie Claire qui ont fait penser à une attaque des démons contre elle. C’est pourquoi, lors de l’apparition du 2 mars 1982, Nathalie a évoqué ce problème des attaques des démons et a demandé à la Vierge les moyens de les vaincre. La Vierge Marie lui répondit alors que, pour vaincre  Satan, « il faut se maintenir dans la force d’une prière sans hypocrisie, et de persévérer sur la voie de la conversion du cœur ».

 

Nathalie ne fut pas entièrement satisfaite de cette réponse, si bien qu’elle lui a de nouveau demandé s’il n’y avait autre chose à faire pour chasser le démon pour que la paix revienne dans l’établissement. Entre-temps, Sœur Blandine, qui était présente, avait demandé que l’on lui apporte de l’eau que l’on a déposée sur place. Après un instant de chant en l’honneur de Marie, la Vierge a demandé à Nathalie à quoi servait le seau d’eau qui était là. Nathalie lui ayant répondu qu’elle n’en savait rien, les deux interlocutrices ont poursuivi leur dialogue jusqu’au moment où la Vierge Marie a donné la bénédiction à l’eau et à tous les chapelets. Lors des apparitions suivantes, Nathalie a fourni les explications sur l’eau de bénédiction et a indiqué que « la bénédiction de la Vierge Marie était symbolisée par l’eau qu’Elle avait bénie elle-même, une eau  qui donne patience, force, constance, puissance et courage ».

 

Après avoir appris l’importance de l’eau bénite, le 30 avril 1982, la voyante a commencé à demander à la Vierge Marie de faire surgir « une source d’eau miraculeuse pour que l’eau bénite puisse couler continuellement à Kibeho afin que ses bienfaits parviennent à tous ses usagers. A cette demande, la Vierge Marie a répondu en ces mots : « Je donne de la manière que je veux et quand je veux ». A la même date, lors de l’apparition à Alphonsine, la Vierge Marie aurait demandé pourquoi Nathalie insistait en lui demandant une source d’eau intarissable, et Alphonsine lui répondit : « Je ne doute pas que (Nathalie) a des raisons de demander cette eau. Moi-même je pense que cette eau nous serait d’une grande utilité, surtout si elle venait de toi ».

 

Au cours du mois suivant, Alphonsine et Marie Claire ont abondé dans la requête de Nathalie et ont demandé à la Vierge Marie une source d’eau bénite intarissable. Le problème de l’eau se posa avec beaucoup plus d’acuité le 31 mai 1982. Dans un long dialogue que la Vierge Marie a eu avec Nathalie, Elle lui demanda de nouveau pourquoi elle insistait sur cette eau et Nathalie lui répondit que cette eau serait d’une grande utilité pour un grand nombre de gens.

Finalement, la Vierge Marie a promis à Nathalie « de l’eau », mais une eau qui n’est pas en réalité comme celle qu’elle avait demandée. Elle lui parla explicitement en ces termes : « Patience ! Même si tu n’as pas cette source aujourd’hui, tu auras une autre sorte d’eau qui étanchera ta soif ». Par après, la Vierge lui a spécifié : «Ne doute pas, je te donnerai de l’eau, néanmoins je ne donnerai pas une source, mais de l’eau ».

Dans une apparition qui a suivi le même jour, Alphonsine disait qu’elle ressentait beaucoup de chaleur et une grande soif. Pour cette raison, Alphonsine  a elle aussi commencé à réclamer de l’eau. Dans la foulée, Kibeho fut arrosé par une pluie abondante. Nathalie, qui était encore allongée par terre dans un état d’extase, a appris de la Vierge Marie que la promesse avait été accomplie. A l’instant, Nathalie sut qu’elle avait été mouillée par la pluie.

 

Ce jour, ceux qui s’attendaient à ce que la Vierge fasse un miracle en donnant  une source d’eau, sont rentrés bredouilles, car la Vierge Marie s’est refusée à opérer un tel miracle de la manière dont le voulaient les voyantes. Cependant, depuis lors les apparitions de Kibeho furent marquées par la pluie que l’on appelait la pluie de bénédiction ou la bénédiction de la Vierge Marie.

 

Le 24 juin 1982, qui fut la dernière fois où Nathalie demanda « une source d’eau bénite intarissable », la Vierge Marie lui répondit en ces termes : « L’eau que tu demandes n’est pas la seule qui contient la bénédiction (…), ma bénédiction passe à travers tout signe qui émane de moi (…). Bref, la Vierge Marie s’est refusée à opérer un miracle d’une source d’eau à Kibeho ». Il est donc clair que la Vierge Marie n’a nullement fait surgir une source d’eau miraculeuse à Kibeho.

 

 

En ce qui concerne l’endroit aujourd’hui dit « Source de Marie », à Kibeho, nous disons que ce n’est pas une source que la Vierge Marie a fait surgir miraculeusement. Il s’agit d’une ancienne source qui a été tout simplement aménagée et qui a été appelée « Source de Marie ». La raison principale de cette appellation vient du fait que cette eau a surgi de la colline qui a vu l’apparition de Marie. Par ailleurs, la Vierge Marie ayant choisi cette colline comme étant plus particulièrement  sa demeure, il est normal que la source d’eau qui y surgit appartienne aussi à la Vierge Marie.

 

Par ailleurs, selon les témoignages de ceux qui étaient à Kibeho pendant les apparitions, le site avait effectivement un grand problème de manque d’eau à cette époque. D’autre part, lors d’une apparition, Alphonsine a dit à la Vierge qu’il fallait un long trajet pour trouver, à cette source, l’eau à boire, à utiliser ou à faire bénir. Jusqu’à nos jours, cette même source sert encore aux pèlerins venus à Kibeho. Rien donc d’anormal à ce qu’une telle source qui a servi et qui sert encore les enfants de Marie lui soit attribuée.

 

En date du 14 août 2011 a eu la bénédiction de la source de la Vierge Marie à Kibeho récemment aménagée. Cette cérémonie a eu lieu au cours de la célébration eucharistique présidée par Mgr le Vicaire Général du Diocèse de Gikongoro Edouard Ntaganda. Plus de 3000 fidèles ont participé à cette Eucharistie qui a eu lieu à la source même, dans la vallée de la colline où est bâtie le Sanctuaire Notre Dame de Kibeho. Dans son homélie, Mgr le Vicaire Général est revenue sur le thème de l’eau bénite qui a illustré les apparitions de Kibeho.

 

 

 

Jardin de la Vierge Marie et chemin de procession

 

 

Près du Sanctuaire, sur le passage qui descend à la Source de la Vierge Marie se trouve le « Jardin de la Vierge Marie ». Ce jardin est composé de fleurs, des bons arbres, des pistes, etc. Il ya aussi des bancs que les gens peuvent se servir s’ils veulent s’assoir, pour contempler et méditer.

 

Ce jardin de la Vierge Marie nous renvoie aussi au thème des fleurs et des arbres dans les apparitions de Kibeho. En effet, lors des apparitions, les voyantes étaient en dehors de notre monde actuel. Elles n’étaient non plus au ciel. Elles se voyaient soit au milieu des bons arbres ou au milieu d’un champ de fleurs.  A la demande de la Vierge Marie, les voyantes se mettaient à arroser ces « fleurs » ou « arbres » de différents espèces et qualités. Ces « fleurs » ou ces « arbres » symboliseraient les hommes dans l’accueil du message de la Vierge : plus il y a des conversions, plus le « champ de fleurs » s’élargit et se diversifie en couleurs. Un nouveau chemin de procession entièrement situé sur le terrain du Sanctuaire a été tracé et il est déjà opérationnel ; en partie, il passe par le jardin de la Vierge Marie qui est aussi une nouveauté à Kibeho.

 

 

Amphithéâtre

(Projet a l’étude)

Vu le grand nombre de pèlerins qui arrivent à Kibeho, surtout aux jours de grandes fêtes, le Sanctuaire de Kibeho a un projet de construire un amphithéâtre qui servira aux diverses activités des foules de pèlerins.